Je veux être un modèle pour ma fille

Mon aventure capillaire est assez classique, même semblable à la plupart des femmes africaines aux cheveux crépus de mon âge.

Si je remonte à mon enfance, je me souviens que ma maman nattait mes cheveux les trois quarts de l’année. Mes sœurs et moi étions toujours très soignées. Les cheveux portés soit en chignon ou avec les jolies coiffures africaines que nous avons toutes portées 😉

J’ai connu mon premier défrisage à l’âge de 8 ans, je m’en souviens bien car c’était pour ma première communion. Après cela, ma maman a continué à natter mes cheveux quasiment pendant l’année entière.

À cause des clichés véhiculés sur nos cheveux crépus, je n’aimais pas d’autres coiffures que les rastas.

Je me souviens aussi des grands moments de solitude où mes camarades de classe et mes maîtresses d’école se retrouvaient nez à nez avec des tresses au sol. On me demandait : dis, Noémie c’est à toi ? … 😓

Adolescente, j’ai adopté le tissage.
À cette époque, je ne connaissais pas les bienfaits des soins capillaires et je n’en faisais que occasionnellement. Donc, au fil du temps, j’ai perdu le volume et l’élasticité de mes cheveux. J’étais convaincue que mes cheveux ne poussaient pas car ils poussaient juste assez pour me rappeler la retouche de mon défrisage et rien de plus !

J’ai appris à connaître mes cheveux très tard. Quand j’étais étudiante, je les apercevais entre deux défrisages, juste avant de les refermer dans un tissage ou des rastas. Le stress de la vie active m’a souvent servi d’excuse pour éviter de prendre le temps de les apprécier.

Étrangement, après la naissance de mon fils, j’ai commencé à rester avec mes cheveux, je défrisais encore très régulièrement mais espaçais mes tissages.

Comme beaucoup de filles africaines, pourquoi ai-je entrepris la démarche de laisser mes cheveux naturels ?

Commençons par exclure l’effet de mode. Accepter son identité n’est pas une mode.

Le premier déclic, je l’ai eu quand je suis retombée sur des photos de ma maman avec les cheveux naturels coiffés en afro quand elle était plus jeune. Alors que j’étais en plein questionnement, ma petite sœur faisait déjà sa transition pour rester avec les cheveux naturels. Le regard des autres et les clichés du genre : le cheveu crépu est bizarre, on ne sait pas le coiffer, il n’est pas professionnel, on dirait de la paille, c’est moche, on ne voit plus quand tu es devant…m’empêchaient toujours de franchir le pas ! J’avais envie de rester avec mes cheveux naturels mais je n’osais pas.

Mais alors qu’est-ce qui m’a fait adopter un autre regard sur mes cheveux ?

À la naissance de ma fille, j’ai eu envie de lui transmettre la confiance pour qu’elle se sente complètement à l’aise avec ses cheveux et s’apprécie au naturel.

J’ai décidé d’être son modèle !

Comments

  • noemiekolomoniledi

    Bonjour Octavie,
    Oui, J’ai envie d’aider un Max de filles à croire en elles et en la beauté de leur cheveux. Je suis ravie de te lire et de voir que mes articles aident.
    N’hésite pas à me demander des sujets d’articles, je ferai mon maximum pour y répondre !
    Cordialement,
    Noémie

  • Kabishi Octavie

    Bonjour, après avoir lu ce document cela donne envie de continuer la lecture. C’est depuis août 2019 que j’ai pris la décision de revenir au naturel. Je te suis depuis novembre 2019. Sorry par faciliter je préfère que l’on se tutoie

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